Mardi 17 Octobre 2017

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Cybersécurité : quand les européens parlent "sécurité", les américains, eux, parlent "performance"
Publié le 14 Juin 2017

Chaque année, Radware publie les résultats et l'analyse de son « Global Application & Network Security Report » qui portent sur l'industrie de la sécurité informatique dans son intégralité. Complémentaire, l'enquête Executive Application & Network Security Survey interroge uniquement des cadres et dirigeants de l’industrie pour comprendre les défis, les menaces les opportunités et leurs approches en matière de cybersécurité.

On y apprend que la cybersécurité est une préoccupation croissante pour tous, mais surtout en Europe : 

  • pour les dirigeants français, les priorités en la matière sont : l’amélioration de la sécurité (49%), l’amélioration de l’expérience client (39%) et la réduction des dépense opérationnelles (34%). Les européens semblent bien plus préoccupés par l'amélioration de la sécurité que les nords-américains, puisqu’ils sont 88% à considérer cette mission comme très ou extrêmement critique, contre seulement 61% aux États-Unis. En Amérique, la priorité est donnée à la performance opérationnelle, citée par 50% des répondants contre 47% pour la sécurité.
  • en Europe, 90% des répondants ont déclaré que la sécurité informatique est maintenant une préoccupation de haut niveau (c’est à dire des dirigeants et du conseil d’administration). 66% l'évaluent même comme «extrêmement important» soit une augmentation de 50% par rapport à l’année dernière.
  • 75% des dirigeants européens se disent également susceptibles de rapporter une attaque à leur hierarchie, contre 36% pour les américains alors même que ces deux régions ne montrent pas de différence significative en termes d’activité malveillante. Quatre raisons peuvent expliquer cette différence du simple au double : les équipes de cyber-sécurité américaines semblent moins disposées à communiquer sur les attaques atténuées avec succès ; les infrastructures de sécurité américaines souvent plus mûres sont capables de détection et d’atténuation automatique et proactive de certaines menaces ; les entreprises européennes opèrent dans des cadres législatifs plus stricts en matière de sécurité et de confidentialité des données.
  • en Europe, près de la moitié des cadres interrogés (46%) pensent que les systèmes de sécurité automatisés seront le principal atout de leur défense à moyen terme. Environ un quart (21%) pensent que le futur proche sera composé d’un savant mélange d’humain et de machines. Un tiers (33%) font confiance aux systèmes automatisés plus qu’en l’humain contre moins d’un quart (24%) pour l’inverse.
  • les dirigeants européens sont plus volontiers susceptibles d'embaucher d’anciens hackers pour travailler autour de leur cybersécurité. Ils sont 58%, contre seulement 27% chez leurs homologues américains. Ils sont près de la moitié en Europe (46%) à avoir déjà invité des pirates informatiques à tester les vulnérabilités de leurs systèmes. C'est significativement plus élevé qu'aux États-Unis, où seulement 31% des dirigeants disent que leurs entreprises ont déjà engagé des pirates pour des tests de vulnérabilité.
  • en Europe, 51% des entreprises gèrent la sécurité au sein de leur propre organisation. Il y a cependant des différences notables selon les pays. Les Royaume-Uni sont particulièrement intéressés par la gestion interne (71% contre 33% en France et 47% en Allemagne). 39% des entreprises délèguent la protection de leurs infrastructures à leur fournisseur d’accès à Internet 10% seulement la confient à un fournisseur de sécurité dédié. Aux États-Unis, plus de la moitié des entreprises (54%) gèrent leur propre sécurité. Une part plus petite (26%) s'appuie sur leur fournisseur d’accès à Internet ou leur opérateur, tandis qu'un pourcentage presque deux fois plus élevé (19%) s’appuie sur un tiers spécialisé.
  • 80% des dirigeants interrogés estiment que le gouvernement devrait faire davantage pour protéger les informations personnelles. En Europe, 67% des cadres en moyenne considèrent que la vie privée n’est pas assez protégée par les législations existantes. Les résultats varient d’un pays à l’autre avec 61% pour la France, 63% pour l’Allemagne et 77% au Royaume-Uni. Aux États-Unis, la conclusion était similaire, avec 66% indiquant que les lois actuelles mettent la protection de la vie privée en danger et 75% souhaiteraient que le gouvernement défendent plus activement la protection de la vie privée sur l’espace informatique.